La gazette des participants au programme de psychoéducation souffrants de troubles bipolaires

Mon addiction au travail – Gazette Bipol

Le travail devrait normalement être un lieu d’épanouissement personnel, un lieu d’échange, de valorisation et de promotion.

Rien de tout cela dans mon cas. Le travail est une addiction avec des symptômes conséquents. Je n’ai plus d’intérêt social en dehors du travail.

Je ne vais ni au cinéma, ni à des sorties culturelles, ni au sport… Aucun loisirs.
Seul compte mon rendement au travail. Je ne dois pas décevoir. Je dois finir le plus vite possible ce qui a été décidé lors des différentes réunions. Je ne dois rien laisser en plan et prendre de l’avance en anticipant sur les réunions à venir. Avoir plusieurs coups d’avance ! Je dors en passant en revue toute ma journée. Je me réveille et je ne pense qu’au travail : « tiens j’ai oublié de traiter tel ou tel sujet », « Que dois-je faire aujourd’hui ? Améliorer ce qui a été fait la veille !».
Mais tout ceci à un prix.

Cela m’a déjà conduit à être dans un état d’hypomanie, voir un état mixte. Si une réflexion mal venue du « Chef » dénigrant mon travail, et surtout l’investissement que j’y ai mis, vient tout foutre en l’air ! Il faut que je me reprenne. « C’est juste un rôle qu’il joue », « il a déjà fait ça plusieurs fois et cela n’a eu aucune conséquence grave ».
Je relativise et ça va mieux. Je sais que cela se repassera encore. Qu’il y a aura d’autres réflexions non justifiées. « Franchement il faut que je me ressaisisse, il n’y a pas que ça dans la vie. » Alors j’accepte d’essayer de sortir de cette addiction : je vais au restaurant, voir un film au cinéma… Mais le travail me rattrape à chaque fois.

Jusqu’au jour où tout craque : c’est la dépression.

Marc – participant au programme de psychoéducation Start

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